DiscoverEU: traverser les frontières pour promouvoir l'européanisme

  • Un programme de l'UE offre des bons de voyage aux jeunes de 18 ans de l'UE pour qu'ils apprennent à connaître d'autres cultures européenne.
Participantes del DiscoverEU 2018.
Participantes del DiscoverEU 2018.
20minutos.es

Le programme DiscoverEU de la Commission européenne a été le point de rencontre de quatre jeunes Espagnols, chacun avec son propre itinéraire. Outre la sensibilisation à l'UE, la Commission européenne évoque une autre raison, liée aux élections européennes du dimanche 26 mai.

Le Commissaire Tibor Navracsics, chargé de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et du sport, était convaincu, lors de la présentation de la troisième édition du projet, que faire partie de DiscoverEU "inspirera les jeunes à devenir des membres actifs de leurs communautés et des ambassadeurs de l'Europe, comme la participation aux élections au Parlement européen".

En effet, entre août de cette année et janvier 2020, environ 20 000 jeunes de l'UE voyageront en Europe avec l'aide de cette initiative.

D'autre part, en ce qui concerne le vote dont parle Navracsics, ces jeunes se rencontrent sur la même idée : ils veulent se sentir responsables et veulent que leur opinion compte non seulement en Espagne, mais aussi dans l'UE. Ils se disent "chanceux et fiers" de vivre dans les pays de l'UE.

"Voter est la seule façon pour l'Europe d'être entre de bonnes mains", déclare Gema Nueda. Nuria Garrido rappelle l'importance de la compréhension entre les cultures, ce dont elle a profité pendant son voyage. "Voyager nous fait oublier les frontières que nous avons nous-mêmes construites". En ce qui concerne le vote, elle est également très claire : « Bien sûr que je vais participer.

Voter est un droit dont beaucoup de gens n'ont pas pu jouir et c'est un moyen de faire valoir nos opinions" dit-elle.

"Ce voyage m'a peut-être fait prendre conscience de ce que c'est que de vivre dans l'UE", dit Diego Gómez, même si cela ne l'a pas aidé à consolider son vote lors des prochaines élections, car il en avait déjà "la volonté" avant de commencer cette aventure. "Ce qui est vrai, c'est que se déplacer en Europe donne une vision plus positive des autres et de leur culture".

Ismael Hernandez n'est pas d'accord avec les déclarations de Navracsics. Il estime que ce sont les partis politiques qui devraient "promouvoir des mesures visant à sensibiliser les jeunes aux problèmes de l'Europe".

Bien qu'il affirme avoir la ferme intention de voter dimanche prochain, il explique que ceux qui ne connaissent pas l'Europe "finissent par voter pour le même parti que celui pour lequel ils votent aux élections législatives, ou pas du tout" , et c'est pourquoi il est important "de connaître les candidats aux élections européennes et leurs programmes".

Améliorations apportées à DiscoverEU

Le manque de temps, le financement des déplacements, le faible nombre de places disponibles et la mauvaise communication sont les principales améliorations que ces quatre jeunes apporteraient au programme. Sur ce dernier point, la Commission a déjà fait rapport sur les développements qui rendraient la communication plus efficace, tels que l'envoi d'informations spécialisées aux participants sélectionnés.

Nuria Garrido: "Je me suis éclatée en voyagent seule, je faisais ce que je voulais quand je le voulais"

Nuria a commencé le voyage avec de la fièvre, mais après son premier arrêt à Paris, les choses vont aller de mieux en mieux. "J'ai beaucoup aimé l'atmosphère animée des grandes villes européennes, où l'on peut respirer la culture", dit Nuria.

Cette grande amatrice d'art a profité de l'entrée gratuite dans les musées, tout en se sentant "ravie" de rencontrer de nouvelles personnes, espagnols et étrangers. Sa façon de voyager était plus indépendante que celle des autres protagonistes, puisqu'elle a voyagé seule à travers Paris, Edimbourg, Bâle et Marseille, dans cet ordre-ci.

En dépit de l'inconfort et de la fièvre qu'elle a ressenti durant les premiers jours à cause desquels elle n'était pas à 100%, Nuria explique qu'elle s'est "éclatée" toute seule, parce qu'elle "faisait ce qu'elle voulait, quand elle le voulait, et rencontrait de nouvelles personnes chaque jour". Malgré les nombreux retards de train, les attentes et l'épuisement à la fin du trajet, cette jeune femme dit qu'elle le répèterait "mille fois".

Nuria Garrido en Edimburgo.
Nuria Garrido en Edimburgo.

Gema Nueda: "J'en ai trouvé une amie pour la vie. Ce fut une grande expérience"

Gema a rencontré Lucía Sánchez par l'intermédiaire du groupe Facebook du programme, et ils ont décidé de voyager ensemble.

"Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le répéter", a déclaré l'auteur George Santayana. Cette citation a pris tout son sens lorsque Gema a mis les pieds pour la première fois dans le camp de concentration d'Auschwitz. "C'est un sentiment difficile à expliquer. Personne ne vous prépare à ressentir cela", dit-elle. Au milieu d'un environnement sombre et triste, Gema était "vide, sans paroles".

La jeune femme se souvient comment son esprit ne pouvait penser qu'aux atrocités vécues dans cette partie du sud de la Pologne, et comment les objets des prisonniers ou les chambres à gaz lui faisaient "réfléchir sur combien l'être humain est sombre et inquiétant". Mais tout n'allait pas être maussade, Gema se souviendra toujours du voyage avec Lucía comme une route pleine d'aventures avec des arrêts passionnants dans des pays comme la France, la Pologne ou la Croatie. "J'en ai trouvé un ami pour la vie, une expérience".

Diego Gómez: "Ce voyage m'a permis de mieux me connaître"

À l'âge de 18 ans, Diego a voyagé accompagné d'un groupe de personnes qu'il connaissait déjà. "J'ai toujours voulu voir le stade Dortmund", dit-il. Et il a enfin pu le visiter. Il a adoré les rues de Berlin et leur atmosphère "underground", la "modernité" de Dortmund et le joyau de la couronne : des musées et des œuvres resplendissants, comme une exposition sur l'action viennoise en Autriche.

Se débrouiller seul a aussi été un défi pour ce jeune homme, bien qu'il reconnaisse que "c'est une expérience majestueuse dans tous les sens du terme" et admet que la richesse culturelle et sociale qu'il a acquise pendant le voyage en vaut "plus que la peine".

Le fait de savoir comment vivent les autres sociétés européennes a approfondi l'esprit et la sensibilité de Diego, qui assure également que le voyage l'a aidé à mieux se connaître, quelque chose d'une valeur incalculable pour toute personne. Il a visité des pays comme l'Allemagne, la République tchèque, la Hongrie, l'Autriche et la Suisse.

Ismael Hernández en Praga.
Ismael Hernández en Praga.

Ismael Hernández: "Ce voyage a été l'une des meilleures expériences de ma vie"

Ismael a rencontré plusieurs participants du programme DiscoverEU, avec lesquels il a voyagé. "Ce qui m'a le plus plu c'était les gastronomies locales". Pour Ismael, cette expérience lui a non seulement permis de connaître différentes cultures européennes, mais il a aussi pu goûter les plats typiques de celles-ci, comme "la saucisse de Berlin ou le trdelník de Prague".

Les voyages en train ont également joué un rôle important dans cette expérience, car "de nombreux voyageurs étaient des participants de DiscoverEU". Au total, il a admiré avec deux amis qu'il avait rencontrés lors du voyage lui-même, ce que l'Allemagne, la République tchèque et les Pays-Bas avaient à offrir.

Bien qu'il y ait une chose qui se démarque des autres, le Château de Prague. Cet énorme complexe architectural, créé au IXe siècle et considéré comme l'emblème du passé historique de la ville, a joué un rôle clé dans sa visite. "Ce voyage a été l'une des meilleures expériences de ma vie", reconnaît-il.

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